dimanche 15 avril 2012

Damn, this is funny - DOC HOLLIDAY.



On en connait qui dès qu'ils peuvent, vont assister à des matchs de boxe. Parce que c'est un "sport noble", les croûtes, le gencives sanguinolentes, les nez brisés, les molaires qui volent et tout, ça leur plaît, c'est comme ça. Il y en a même qui vont jusqu'à dire qu'ils auraient aimé être des "cogneurs", qu'ils auraient rêvé savoir joué des poings avec l'art et la manière. 
Alors qu'entre nous, "dans les couilles dans les yeux", on a pas trouver mieux! 
Il y en a d'autres qui préfèrent les armes. Disons plus précisément les revolvers. Surtout les colts au barillet nickelés qui font ce cliquetis roulant, si caractéristique. Le contact de la crosse, l'appel de la gâchette et des douilles. Je ne sais pas... je ne sais vraiment pas s'ils auraient aimés être des "flingueurs". 
Le terme exact est GUNFIGHTER. 
Sûrement parce que tout en rêvant d'avoir un Thunderer en sautoir, ils savent pertinemment qu'ils n’auraient pas tenus une journée, sinon une heure, dans un ville-champignon de l'ouest américain.


John "Doc" Holliday, étaient un de ceux-là. J'entend par là qu'il était un authentique gunfighter. Son originalité, si j'ose dire, contrairement à d'autres (et c'en est une à l'époque) est d'être mort dans son lit. "Damn, this is funny" furent ses derniers mots et attestent de son étonnement à mourir, jeune c'est vrai, mais dans un lit et non d'une balle. 
"Doc" Holliday... a vrai dire le personnage tel qu'il était n'a rien de progressiste. On s'en doute. Et là n'est pas la question. Surtout chez ces "gunfighters" qui ont peuplé l'ouest sauvage. On a dit qu'un jour, "Doc" Holliday aurait tiré sur des "nègres". Ceux-là mêmes, qui avaient osés se baigner dans le même cours d'eau que lui. On peut penser après tout, que cet homme aurait pu ouvrir le feu sur n'importe quel homme qui se serait permis de faire trempette le jour, où lui, avait décidé de prendre un bain. Un "nègre" ne valait guère plus qu'un ouvrier chinois ou un indien.

Autant que Jesse James, dont on a voulu faire (et avec quel talent) une sorte de robin des bois et qu'il est historiquement vrai que les Etats frontaliers du sud ont après la guerre civile américaine été livrés aux politiciens de la pire espèces (y en a-t-il une bonne? A mon avis non...) ne doit pas nous faire oublier qu'il était un esclavagiste forcené. Et pourtant l'image séduit. 

Une photo très récemment "redécouverte" réunissant selon certains, de gauche à droite, Billy the kid, John Doc Holliday, Jesse James et Charlie Brown. Quatre gunfighters qui passeront à la postérité, mais pour des raisons différentes. En fait il s'agit sûrement encore une fois de personnages anonymes qui n'ont rien à voir avec l'identité que l'on a bien voulu leur prêter.
Profitons en pour une faire une certaine mise au point. On l'a souvent dit, mais peu de gens aiment à entendre ce qu'il leur est désagréable. Elle est admirablement répété par James Lee Burke, auteur Louisiannais de nombreux excellents polars dont In the Electric Mist with Condeferate Soldiers. Les gens du Sud durant la guerre civile, avant et sans doute moins après, aimaient les noirs de près, mais les détestaient de loin. Contrairement à dans le Nord, où de loin, on faisaient mine de s’apitoyer sur leur sort alors qu'on les haïssaient au moins autant, sinon plus, que dans le Sud. Qu'est ce qui est le pire ? Je ne saurais répondre. La question est complexe. Mais les raisons économiques de la guerre civile américaine sont depuis longtemps bien connu. J'avais un ami qui aimait dire de façon extrêmement réductrice et anachronique que c'était un peu "facho" contre "réac". C'est oublier d'une part le simple soldat confédéré qui est parti se battre pour SA liberté. Et d 'autres part certains unionistes "éclairés" qui étaient franchement anti-esclavagistes.
Ces gens-là étaient rares. 
Qu'il me soit alors permis de saluer la mémoire de John Brown et de Frederick Douglass qui furent eux, des abolitionnistes conscients et inflexibles, en plus d'être à la pointe du combat contre cette "institution particulière", l'esclavagisme des noirs.

"Doc" Holliday à Prescott.

Cela pour dire que John "Doc" Holliday n'est que le reflet de son époque et ne peut être jugé avec notre vision actuelle des choses. "Doc" était d'ailleurs d'origine sudiste et son déplacement vers l'ouest est à mettre sur le compte des conseils d'un médecin, qui lui conseillait de prendre l'air à cause de la tuberculose qui avait commencé à le ronger dès sa jeunesse.

La légende a fait de "Doc" Holliday une espèce de dandy tuberculeux sachant mieux manier les cartes, la gâchette et le couteau que la roulette de dentiste. Ce métier qu'il a peu exercé du reste. Ma fascination pur ce personnage est en effet né du film Tombstone, ou quoiqu'on en dise, le personnage est brillament interprété par Val Kilmer. 





On a dans ce film un "Doc" au gilet pourpre élégant, la moustache fine, malade évidemment mais sûr de lui quand il s'agit de se battre. Un 'Doc" mélomane, jouant du Chopin de l'ivresse devant les cow-boys de la bande des Clanton-MacLaurie qui croient entendre du Stephen Foster ou je ne sais quoi d'autre. C'est aussi, dans ce film, un homme dont l'amitié compte plus que tout. Et je crois que c'est cet agréas de choses qui m'a séduit. 


L'amitié, est aussi une des valeurs qu'on lui attribue dans le moins bon Wyatt Earp. Mais a mon avis, la physionomie de l'acteur Dennis Quaid s'adapte mieux à ce à quoi ressemblait "Doc" Holliday, lors de ce fameux règlement de comptes à OK Corral: a savoir une épave humaine. Une homme passablement violent, mais  prêt à tout pour les rares amis qu'il possède. Un homme un peu trop porté sur la bouteille et qui malgré sa jeunesse semble un vieillard. Il n' y a qu'à regarder une photo tardivement redécouverte de "Doc" à cette époque avec les frères Earp. 
La chose est frappante. 
L'homme qui à tout juste la trentaine en paraît 20 de plus tellement il est amaigri et miné par la maladie. Chose qu'on peut recouper avec certains témoignages d'époque, qui affirment que "Doc" était tellement sec qu'il était une cible difficile à atteindre.



John Henry Holliday est né le 14 août 1851 à Griffin en Georgie. Son père était pharmacien puis, plus tard herboriste, juriste et durant la Guerre Civile il fut Major dans la l'armée Confédérée. Il fut baptisé en mars 1852 à la première église Presbytérienne de Griffin.

Sa mère décède en septembre 1866. Ce fut un terrible traumatisme pour le jeune John Henry qui était très proche de sa mère. Son père se remarie trois mois plus tard et peu de temps après ce mariage la famille se déplace à Valdosta en Georgie. Le Major Holliday devient rapidement un des leaders des citoyens de la ville, il est élu Maire, Secrétaire de la Société Agricole du Comté, Membre de la Loge Maçonnique, Secrétaire du Camp des Vétérans Confédérés et Superintendent des élections locales.

En raison de son statut familial, John Henry doit choisir certaines professions, il choisit dentaire. Il rentre à l'école dentaire en 1870, il obtient son diplôme du Collège de Chirurgie Dentaire de Pennsylvanie en 1872. Il ouvre son cabinet à Atlanta en association avec Dr Arthur C. Ford.

"Doc" Holliday, dentiste.
John était un bon dentiste, mais peu de temps après avoir commencé sa pratique; il découvre qu'il est atteint de tuberculose. Bien qu'il ait consulté plusieurs médecins, tous s'accordent à penser qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Cependant tous sont également d'accord qu'il pourrait gagner queques mois d'espérance de vie s'il pouvait profiter d'un climat plus sec. Suivant ce conseil, Doc fait ses valises et part à l'Ouest. Son premier arrêt est à Dallas au Texas, le terminus du train à cette époque. Nous sommes en octobre 1873, et Doc s'associe avec le Dr John A. Seegar. Il trouve un logement et se prépare à travailler, mais sa terrible maladie n'en avait pas fini avec lui. Les accès de toux détruisaient son corps amaigri et souvent survenaient au moment le plus importun, comme au cous d'un soin dentaire ou d'une extraction. Ceci entraîna une baisse de son activité dentaire. Bientôt John dut trouver d'autres moyens de gagner sa vie.


Il devint évident qu'il avait une aptitude naturelle pour le jeu et ceci devint rapidement son seul moyen de subsistance. En ce temps là, un joueur devait être capable de se protéger lui-même, car il était seul contre tous. Doc était bien conscient de ceci et loyalement s'entraînait avec un six-coups et un couteau. Le 2 janvier 1875, Doc et un tenancier de saloon local, nommé Austin, eurent un différent qui tourna à la violence. Chaque homme se présenta avec son pistolet. Plusieurs coups furent échangés, mais aucun n'atteignit la cible. D'après le Dallas Weekly Herald, les deux tireurs furent arrêtés. La plus part des citoyens locaux pensaient qu'un tel combat aux pistolets était amusant, mais ils changèrent d'avis quelques jours plus tard lorsque Doc fit deux grands trous dans un important citadin, le laissant vraiment mort. L'ambiance devenant hostile après cette tuerie, Doc fut contraint de fuir Dallas. Son prochain arrêt fut à Jacksboro dans le comté de Jack où il trouva un travail dans un commerce de Jeux (Faro). Jackson était une petite ville d'élevage difficile située près d'un poste de l'Armée.

Holliday à Dallas en 1874.

Pour ne pas être pris au dépourvu, Doc avait toujours avec lui un holster à l'épaule, un sur la hanche, ainsi qu' un long, méchant couteau. Certains rapports confirment le fait qu'il était devenu un expert de ces armes et qu'il était impliqué dans trois combats armés dans un très court laps de temps. L'un d'eux laissait un autre homme mort au crédit de Doc. Dès lors cette région de l'Ouest fut assez sauvage, et aucune action de la justice fut prise à son encontre. Pendant l'été 1876, Holliday participa de nouveau à un combat armé. Cette fois, il fut assez inconscient de tuer un soldat de Fort Richardson. Cette mort incita le Gouvernement des États-Unis à faire une enquête.

Doc se mit en route à nouveau, mais cette fois derrière lui la route était encombrée par le Marshal de l'U.S. Army, les Texas Rangers, et les citoyens et les policiers locaux, qui étaient anxieux d'avoir la récompense promise pour sa capture. Holliday savait que s'il était capturé, il risquait sa tête, aussi il prit la direction de la région Apache au Colorado, à 800 miles. Il s'arrêta quelques temps à Pueblo, Leadville, Georgetown et Central City, trois hommes de plus tombèrent devant ses armes avant qu'il atteigne Denver. Là, il arriva sous le nom de Tom Mackey et était pratiquement inconnu jusqu'à ce qu'il soit impliqué dans un échange avec Bud Ryan, alors qu'il jouait au Faro à Babbit House.


Dans le combat qui suivit, Doc fut très près de couper la tête de Ryan. Ce dernier qui était un joueur acharné bien connu, survécut à ses terribles entailles, mais son visage et son cou étaient horriblement mutilés. Bien que sa victime ne meurt pas, le ressentiment public l'obligea à fuir à nouveau. Il dériva vers le Wyoming puis vers le New Mexico, et bde là vers Fort Griffin au Texas. C'est là que Doc rencontre la seule femme qui fut dans sa vie. Elle était connue sous le nom de 'Big Nose" Kate, une danseuse de la frontière et prostituée. Il est vrai que le nez de Kate était important, mais par ailleurs elle ne manquait pas de charmes. Elle vait des courbes généreuses et bien place. Dure, têtue, intrépide, et d'un fort tempérament, elle était en charge d'un bordel et se prostituait parcequ'elle aimait ça! Ele n'avait pas d'homme ni de maison attitrée, mais elle exerçait son métier en içndépendante , comme elle le voulait.

Doc la rencontra alors qu'il jouait aux cartes au John Shansset saloon. C'est dans ce même saloon qu'il rencontra Wyatt Earp, une autre pesonne qui aura une grande influence dans sa vie. Earp venait de Dodge City sur les traces de Dave Rudabaugh, qui était recherché pour le vol d'un train. Tandis que Doc aidait Wyatt à se procurer les informations dont il avait besoin, ils devinrent vite amis. Holliday avait déjà la réputation d'être un tueur de sang-froid. Beaucoup croyait qu'il aimait tuer , mais ce n'était pas vrai. Il était simplement un sudiste au chaud tempérament qui restait à part des autres hommes. Bat Masterson dit de lui: "Doc Holliday was afraid of nothing on earth". Doc pouvait être décrit comme un fataliste. Il savait qu'il était toujours condamné à une lente, douloureuse mort. Si sa mort était rapide et non douloureuse, c'était son objectif! Éventuellement il avait escompté un rapide décès à cause de la vie risquée qu'il vivait.


Un garçon de Fort Griffin s'assit pour une partie de poker avec Holliday. Son nom était Ed Balley et il avait grandi sans se poser de questions sur ses actes.

La réputation de Doc semblait ne lui faire absolument aucune impression. Avec l'évidente tentative d'irriter Doc, Balley ramassa des cartes du sabot et les regarda. Ceci était tout à fait contraire aux règles du Poker tel qu'il était pratiqué à l'Ouest, et celui qui enfreignait la règle perdait le pot. Holliday prévint Balley deux fois, mais le rustre mauvais garçon ignora les mises en garde. La main suivante Balley recommença. Sans dire un mot Doc se mit hors de portée et rafla le pot sans montrer sa main. Balley sortit un six-coups de dessous la table, tandis qu'un grand couteau apparaiossait dans la main de Doc. Avant que le môme puisse appuyer sur la détente, Doc, d'une estafillade, lui avait mis les tripes à l'air. Répendant du sang partout, Balley s'affala sur la table.


Comme il sentait qu'il était à l'évidence seulement protégé que par lui-même et dans son droit, Doc s'embourba autour de la ville et demanda au Marshal de l'arrêter. Ce fut certainement une erreur, car une fois qu'il fut désarmé et enfermé, les amis de Balley et les membres d'un groupe d'auto-défense de la ville commencèrent à crier vengeance. "Big Nose" Kate savait que Doc était en mauvaise posture à moins que quelqu'un fasse quelque chose et vite. Très probablement que les policiers locaux auraient fait se retourner la foule contre le maigre tireur (Doc). Kate entra en action en mettant le feu à un vieux hangar. Il a brûlé si rapidement que le feu menaça de s'étendre en ville. Tout le monde est allé combattre l'incendie à l'exception de trois personnes Doc, Kate et l'officier chargé de la garder. Dès que le policier et son prisonnier se sont retrouvés seuls, elle est intervenue et s'est confrontée à eux. Un pistolet dans chaque main, elle désarma le garde effrayé, puis passa un pistolet à Doc et disparurent tous les deux dans la nuit.

Toute la nuit ils se sont cachés dans les buissons, évitant soigneusement des groupes de chercheurs. Le matin suivant ils se dirigent vers Dodge City, à 400 miles au loin, sur des chevaux "empruntés". Le couple s'est déclaré à Deacon Cox's Boarding House à Dodge City comme étant Dr. and Mme. J. H. Holliday. Doc ressentit qu'il devait beaucoup à Kate de l'avoir sauvé de ce mauvais pas à Fort Griffin et était déterminé pour faire tout ce qui était en son pouvoir pour le rendre heureuse. Kate cessa de se prostituer dans les saloons. Doc cessa de jouer et traina son bardas à nouveau. Toutes les bonnes intentions de Doc n'ont pas duré longtemps. Kate supporta le calme et l'ennui de la vie respectable aussi longtemps qu'elle put. Puis elle dit à Doc qu'elle retournait auxscintillements lumineux et à l'excitation de la danse dans les salles de jeux. en conséquence, ils se séparèrent , comme ils étaient destinés à le faire plusieurs fois pendant le reste de la vie de Doc.


En septembre Doc avait retrouvé le jeu au Long Branch Saloon. Un certazins nombre de cowboys du Texas venaient d'arriver à Dodge City avec des troupeaux de bétail. Après plusieurs semaines sur la piste, ils formaient un groupe sauvage , prêt à envahir Dodge. Le bruit courrait à Long Branch que plusieurs conducteurs de troupeaux avaiaent coincés Wyatt Earp et se vantaient qu'ils essayeraient de l'abattre. Doc jaillit d'un bond à travers la porte, arme à la main. Quand il arriva, deux cowboys, Morrison et Driscoll, avaient leurs revolvers braqués sur Wyatt, le harcelant jusqu'à ce qu'il tire avant qu'ils l'abattent. Près d'une vingtaine de leurs amis se tenaient près, raillant et et insultant un Wyatt enragé mais sans espoir de s'en sortir. Holliday leur a adressé un flot d'injures et, alors que soit-disant mauvais hommes se trournaient pour regarder Doc, Wyatt frappa Morrison sur la tête avec le canon de son Colt. Puis il a désarmé les autres cowboys de leurs armes. Wyatt n'a jamais oublié que Doc lui a sauvé la vie cette nuit là à Dodge City.

Kate et Doc eurent bientôt une autre de leurs fréquentes querrelles et Doc, dans une humeur furieuse, sella son cheval et partit à Trinidad au Colorado. Peu de temps après il arriva en ville, un jeune joueur , cionnu sous le nom de "Kid Colton", voulant faire sa réputation, provoqua Doc au combat. L'arme de Doc gronda deux fois et Colton s'effondra dans la poussière de la rue. En de telles circonstances, Doc ne souhaitait pas rester dans les environs et partit pour le Nouveau-Mexique. Au cours de l'été 1879, Doc essaya de s'installer comme dentiste pour la dernière fois à Las Vegas au Nouveau-Mexique. Ce fut une brève attente qui se termina en peu de temps quand il acheta un saloon à Center Street. Quelques semaines plus tard, il eut un différend avec un bandit local, nommé Mike Gordon, qui, de toute évidence, était plutôt bien vu par les gens du coin. Aucun ne mâcha ses mots, Doc l'invita poliement à commencer à tirerquand il le toucha par trois fois dans l'estomac. Une foule rapidement se rassembla et commença des plans pour suspendre Doc à un arbre comme ornement. Judicieuselment Doc disparut comme de la fumée. Mais il dut à nouveau partir, et il se rendit à Dodge City où il pensait pouvoir être en sécurité. Après tout, Wyatt Earp était son ami. Mais quand il chevauchait vers la ville, il apprit que Wyatt en était partit pour se rendre dans une nouvelle ville minière, à Tombstone en Arizona.

Wyatt parti, il n' y avait rien pour le raccrocher à Dodge City, ainsi Doc fit route à l'Ouest, en direction de Tombstone. Doc ne connaissait pas cette région, il ferait bientôt connaissance avec la famille Earp, puisque tous les frères Earp avaient pris la destination de Tombstone. . Morgan venait du Montana, Wyatt et James de Dodge City et Virgill de Prescott, où le marshal Crawley Dake l'avait nommé adjoint. Virgill avait quitté Prescott pour Tombstone sans Holliday, qui avait une série de chance fantastique aux tables de poker.


"Big Nose" Kate, prit également la route pour Tombstone la nouvelle ville en expansion, rattrapant Doc à Prescott qui était toujours gagnant au poker. Ils arrivèrent tous les deux à Tombstoneau début de l'été 1880 et Doc, avec les 40000$ de gain dans ses poches, trouva Kate très heureuse d'être en sa compagnie.

A Tombstone, Doc trouva Kate vivant dans des quartiers prise entre un salon de pompes funèbres et le Soma Winery sur le côté Nord d'Allen Street, sur la Sixth Street. Kate fut rapide à réaliser l'opportunité et, rapidement après son arrivée à Tombstone, elle rentra dans les affaires et eut des revenus confortables. Elle acheta une grande tente, rassembla plusieurs filles, quelques tonneaux de mauvais whisky bon marché et ouvrit la première "sporting house" de Tombstone.

Le gang de hors-la-loi de Tombstone avait des créatures de leur côté pour quelques temps et ils prenaient mal l'arrivée des frères Earp et de Doc Holliday. "Old man" Clanton,ses fils, Ike, Phin, et Billy, les frères McLaury, Frank et Tom, Curly Bill Brocius, John Ringo et leurs adeptes ne perdirent pas de temps pour exprimer leur mécontentement. Doc était devenu assez fameux tireurdepuis son arrivée à Tombstone. Plusieurs hommes étaient morts pour l'avoir rencontré sur sa route. A ce train, Holliday était un bon allié pour le combat des Earp contre la faction des "cowboys".

Johnny Tyler et Doc avait eu un différend à l'Oriental Saloon au début d'octobre 1880. Tyler laissa tomber aussi vite que possible mais Doc et Milt Joyce, le propriétaire du saloon, continuèrent de discuter. La discussion tournait autour du fait que Doc avait tiré plusieurs fois au cours d'un jeu. Finalement Milt frappa Doc sur la tête avec un pistolet. Quand l'affaire fut terminée Joyce avait été touché à la main, Parker, son barman, avait été touché à un orteil du pied gauche et Holliday avait eu une bosse sur la tête par le pistolet de Joyce. Doc fut arrêté et accusé d'agression avec une arme mortelle . Il fut reconnu coupable par le Juge Relly et écoppa d'une amende.


Une fois installés en ville, Holliday et "Big Nose" Kate recherchèrent où s'installer. Ils décidèrent de vivre ensemble, Doc recommença à boire et à jouer et Kate son activité de prostituée. Leurs disputes étaient fréquentes , mais pas réellement sérieuses. Doc, décida un jour que assez c'est assez et la mit dehors. Le sort voulut, que quatre hommes masqués firent un hold up d'une diligence près de Contention le 15 mars 1881. Au cours de cet attentat, ils tuèrent deux hommes: Bud Philpot, le conducteur e, et Peter Roerig, un passager. La faction des Cowboys saisit immédiatement l'opportunité et baccusa Doc Holliday d'être l'un des hommes du hold up. Le Sheriff Behan et son adjoint Stilwell trouvèrent Kate dans l'une de ses souleries, réprimandant Doc pour l'avoir rejeter. Ils sympathisèrent avec elle et lui firent absorber encore plus de whisky, pour la persuader de signer une déclaration sous serment que Doc était bien un des hommes masqués et avait maintenant bien appuyé sur la détente du tir qui tua Bud Philpot.

Tandis que Kate déssoulait, les earp commençaient à rassembler les témoins qui pourraient vérifier où se trouvait Doc pendant la nuit en question. Quand Kate réalisa ce qu'elle avait fait, elle le regretta et dénonça sa déclaration. A la suite des témoignages et de la nouvelle déclaration de Kate mis à jour le coup monté par les cowboys, Doc fut relâché. L'avocat général du district considéra les charges commes ridicules et rejeta le dossier. Doc donna de l'argent à Kate et la prépara à quitter la ville. Aussi loin qu'il était concerné, il doutait qu'elle ait été payé. "Big Nose" Kat était une femme très différente comme la plus part des gens de Tombstone avait pu s'en rendre compte. Né en Hongrie en 1850, elle porta plusieurs noms au cours de sa longue vie. Elle revint deux ou trois fois à Tombstone pour voir Doc et confirmer son témoignage. Doc à ce moment là habitait une chambre chez Madame Fly.


Doc Holliday habitait une chambre chez Madame Fly où "Big Nose" Kate venait parfois le rejoindre.

C'est pourquoi Le plus probablement les Cowboys étaient sur un terrain libre à côté de OK Corral. Ils attendaient sans doute le retour de Doc dans sa chambre où ils auraient l'opportunité de le tuer .

Kate était apparemment au Colorado de 1882 jusqu'en 1888, il n'y a pas d'information qu'elle ait vécu avec Doc pendant ces années. Elle s'était marié à un maréchal-ferrand nommé George Cummigs en 1888 et s'était installée aveec son nouveau mari à Bisbee en Arizona, à quelques miles seulement de Tombstone. Après quelques autres aventures elle mourrut en 1940 dans une maison de retraite la "Arizona Pioneers Home".

Les cowboys avaient menacé de tuer Wyatt, Morgan, Virgill et Doc s'ils ne partaient pas de Tombstone? la ville toute entière observait pour voir l'issue. Ils savaient que les Earp et Doc ne voulaient pas partir.

Vision très "cartoonist" de la fusillade mais qui ne manque pas de charme.
Le 26 octobre 1881, Virgil entendit dire que les Cowboys étaient rassemblés à OK Corral, et qu'ils étaient armés, ce qui était contraire à la loi de la ville. Doc rencontra les Earp sur la Fourth Street sur le chemin d'Ok Corral et lui demanda de se joindre à eux pour leur petite promenade. Cinq hommes, potentiellement tueurs , étaient postés à l'affût. Quand Wyatt Earp et Billy Clanton ouvrirent la bataille, Doc atteignit Billy à la poitrine puis abbatitTom McLaury d'une double décharge. La vie était explosée de McLaury avant qu'il frappe le sol. Bien que Wyatt permette à Ike Clanton de partir de de la scene de combat, Holliday ne fut pas si généreux. Il envoya deux coups à Ike comme il s'enfuyait, le manquant de justesse. Une balle de Franck Mc Laury coupa le holster du pistolet de Doc et lui brûla la hanche. La riposte de Doc fracassa le cerveau de McLaury.

Moins de trente secondes après le début du tir, trois hommes étaient étendus morts et trois hommes étaient blessés.


Doc avait tiré sur chacun des cowboys morts au moins une fois.

Virgill avait été tiré à la jambe et Morgan aux deux épaules. seul Wyatt Earp s'en tira sans égratignure.

Quand Doc Holliday et Wyatt Earp quittèrent définitivement Tombstone , ils chevauchèrent jusqu'à Silver City au Nouveau-Mexique, vendirent leurs chevaux puis de Deming prirent le train pour le Colorado.

Doc fut arrêté à Denver peu après. Mais après enquête il fut relaché et quitta Denver et alla à Pueblo puis à Leadville. Là il rencontra deux vieux ennemis de Tombstone, Billy Allen et Johnny Tyler. Doc Holliday attendit Billy Allen au Hyman saloon et le descendit avant d'être désarmé par des consommateurs. Allen avait publiquement menacé Doc, il fut donc acquitté.


Doc Holliday raconta qu'il avait failli perdre la vie au moins neuf fois. En mai 1887, Doc se rendit à Glenwood Springs pour essayer les vapeurs de sulfure, tant sa santé se détériorait. Il passa les 57 derniers jours de sa vie dans un lit et les 14 derniers à délirer.

Le 8 novembre 1887, il se réveilla, ouvrit un œil et demanda un verre de whisky. On le lui donna, il le but avec plaisir. Puis il dit: "Damns...this is funny", et mourut.

Doc Holliday était venu dans l'Ouest quelques années auparavant , sachant que ses jours étaient comptés. Bien avant sa mort, il disait qu'il ne voulait pas mourir dans un lit toussant toutes ses tripes. Il avait toujours cru qu'il serait tué par un plus rapide que lui, la meilleure mort qu'il avait prévu pour luipour son destin. Il avait souvent dit que sa fin viendrait d'un empoisonnement, au bout d'une corde, un couteau entre les côtes, ou ou qu'i devrait boire pour mourir. C'est pourquoi il considérait "funny" de mourir paisiblement dans son lit.

Doc fut le meilleur des joueurs de l'Ouest, et il perdit son plus gros pari quand il mourut de tuberculose.

Il est enterré au Vieux Cimetière de Glenwood au Colorado.





Un extrait du film Tombstone où "Doc" Holliday se mesure à Johnny Ringo (non l'autre!) plus la superbe BO du film.






 "Doc" Holliday  interprété par Stephen Keith. Un jeune homme prématurément vieilli, élégant, buvant sec et avec ses deux revolvers dont il est question plus loin.






En effet, dans les reconstitutions et particulièrement au cinéma, on aime à présenter "Doc" armé de deux revolvers à crosse en ivoire (il n’y a que le tenancier d'un bordel minable pour porter des armes à crosses en nacre - dixit le général Patton dans le film avec George Scott.) Il semble que la vérité, encore une fois, soit bien différente de la fiction.

Différents types de colts"Thunderer".






Les gens semblent vouloir savoir quelle sorte d'armes à feu "Doc" portait, si tout ce qui le concerne est vrai, et en particulier s'il était aussi bon tireur que la légende le dit. 

Il est reconnu qu'au début de ses voyages il portait un  revolver Colt Navy 1851, donné par son oncle. Un Colt Navy 1851 n'est pas ce qu'il y a de plus pratique quant on veut dissimuler une arme à feu. C’est sans doute pour cela que plus tard, "Doc" portait  Colt Thunderer nickelé. Il est également reconnu comme ayant possédé un Colt Lightning calibre 38, une arme de poche comme un Derringer ainsi qu’un couteau. Le fameux Thunderer et le Lightning de Colt étaient des revolvers à double action, beaucoup plus petit que le grand Colt Navy 1851 . Un joueur de poker comme "Doc", avec disons le désir de contourner les lois d'un grand nombre de villes, trouvait dans ces armes aux canons plus courts, tout ce qu'il pouvait espérer d'un revolver en cas d'une quelconque bagarre. Des munitions supplémentaires pouvaient facilement dans une poche de gilet ou de manteau. Pour cela, il n'était pas un cas isolé.

Un modèle de "Thunderer" nickelé à canon court comme en aurait possedé "Doc" Holliday".

Un colt 1849 de poche. 

Si on le montre souvent avec un fusil de chasse à canon scié, c'est parce que lors de la fusillade d' OK Corall, Virgil Earp lui aurait remis cette arme. Chose étrange, que de donner une arme à la forte puissance de feu et qui ne nécessite pas de savoir viser à un tireur comme "Doc" Holliday. Il semblerait qu'après avoir vidé les deux canons, "Doc" aurait rageusement jeté le fusil et se serait saisi de ses colts.
On lui attribue en général une trentaine de morts. Il se peut que le principal intéressé ne l'ignore autant que nous. La réputation de "Doc" comme le fait d'avoir tiré sur des noirs qui se baignait dans "son" ruisseau ou d'être capable de tuer un homme qui l'aurait bousculé vient du fait que de faible constitution, il avait dut se faire une réputation de dur. Chose qui comptait toujours dans une longue partie de poker qui tournerait mal.
Certains disent que "Doc" Holliday était un excellent tireur. Certains vont même jusqu'à dire qu'il était un des plus grands tireurs qui aient jamais vécu. Comme je le disais avant, il ya aussi ceux qui disent qu'il ne pouvait pas frappé une vache dans la mésange avec une tasse d'étain s'il essayait. 
D'autres affirment le contraire .
Ce sont les mêmes qui disent que "Doc" buvait jusqu'à 4 litres de whisky par jour. Habitude qui si elle peut troubler sens sur un tir à longue distance, ne gêne pas forcément lors de fusillade tel que l'ouest sauvage en connaissait à l'époque. C'est à dire des combats extrêmement confus, rapprochés où le sang froid et le courage compte plus que la sobriété. De nos jours on dirait "un échange de tirs". C'est dans une moindre mesure une chose que l'on peut rapprocher du tristement célèbre Pierre Loutrel dit Pierrot le fou, gangster et membre de la Carlingue, la "gestapo" française qui trempait ses croissants le matin dans du ricard pur et buvait régulièrement plusieurs bouteilles de champagne par jour.
Le colt simple action, ayant appartenu à "Doc Holliday". Un modèle, sinon le modèle le plus utilisé dans l'ouest car le plus robuste. Les revolvers double action n'étaient pas toujours appréciés, loin de là, car il obligeait le tireur à forcer sur la gâchette plutôt que de jouer du pouce ou de la paume en armant le chien.

Il est admis que "Doc" buvait sec pur  combattre la toux et les symptômes  horribles de la tuberculose. Est-il nécessaire de rappeler qu'il n'y avait pas de médicaments comme aujourd'hui. En  L'alcool était l'antidote le plus simple contre la douleur. Bien sûr, il y avait du laudanum fait à partir de 10% d'opium, 90% d'alcool et quelquefois parfumé à la cannelle ou au safran. Il s'agissait d'une concoction couramment utilisé et que beaucoup de gens à cette époque buvait pour lutter contre la douleur, la fatigue (les parties de pokers duraient parfois plusieurs jours de suite), la dépression, et toute sorte de maux.

Le saloon L'Oriental, à Tombstone.
Il existe des exemples néanmoins dont celle d'une altercation avec Milt Joyce, propriétaire du saloon "L'Oriental" de Tombstone, où  seulement deux coups de feu de "Doc" ont fait mouche. Une balle a été se perdre dans la main de Joyce et l'autre dans l'orteil d'un barman du nom de Parker. L'histoire tend à prouver que l'intention de "Doc" Holliday ce jour-là était bien de tuer Milt Joyce et qu'il s'il ne l'a pas fait, c'est qu'il l'a manqué, même s'il l'a touché.
Qui sait?

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