mercredi 27 juin 2012

His soul's marching on !



Caution, Sir! I am eternally tired of hearing that word caution. It is nothing but the word of cowardice!


If it is deemed necessary that I should forfeit my life for the furtherance of the ends of justice, and mingle my blood further with the blood of my children and with the blood of millions in this slave country whose rights are disregarded by wicked, cruel, and unjust enactments-I submit; so let it be done. 

John Brown

Petit portrait de ce grand homme,  de cet antiesclavagiste forcené jusqu'à en mourir issu du site du Cercle des abolitionnistes. http://cercle-des-abolitionnistes.pagesperso-orange.fr/


En 1800, John Brown naquit dans l'Etat du Connecticut à Torrington. Son père, un fervent religieux calviniste, s'opposait à l'esclavage et croyait que le fait de maintenir un homme en esclavage était un acte contre Dieu.
Pendant la guerre de 1812, John Brown se rendit dans les régions inexplorées du Michigan. Il logea chez un homme propriétaire d'un esclave. John Brown était bien traité contrairement à l'esclave qui était systématiquement battu avec une pelle, sous ses yeux. Ces scènes de violence restèrent gravées à jamais dans sa mémoire.
Le 21 juin 1820, John Brown épousa Dianthe Lusk.

En 1832, suite à une fausse couche, Dianthe Lusk mourut.

En juin 1833, John Brown se maria avec Mary Dary, elle prit soin des cinq enfants de John Brown nés de son premier mariage et elle-même donna naissance à 15 autres enfants.

En 1836, ne connaissant pas un succès avec sa tannerie, John Brown et sa famille s'en allèrent vivre à Franklin Mills dans l'Etat de l'Ohio. Il emprunta de l'argent pour acheter de la terre. Mais avec les difficultés économiques que connurent les Etats-Unis en 1837, il ne put rembourser ses dettes.

Le 7 Novembre 1837 à la suite de l'assassinat de son ami Elijah Lovejoy, un éditeur d'un journal abolitionniste, John Brown fit le serment de mettre fin par tous les moyens à l'esclavage.

Le 28 septembre 1842, une cour fédérale prononça l'insolvabilité de John Brown. Les créanciers prirent ce dont la famille avait besoin pour vivre. Cependant, ses déboires financiers ne l'empêchaient pas de continuer sa lutte.
En 1847, il rencontra pour la première fois Frédérick Douglass à Springfield dans l'Etat du Massachusetts. C'est sans doute au cours de cette première entrevue, que John Brown dévoila les grandes lignes de son plan de guerre pour la libération des esclaves noirs.

En 1849, John Brown s'installa parmi une communauté noire au nord de la ville de Elba dans l'Etat de New-York créée à l'initiative de Gerit Smith. Ce généreux philanthrope fit don de 50 âcres de terre aux familles noires disposées à défricher et à cultiver la terre. En dépit de ses diverses contributions à la cause anti-esclavagiste, John Brown n'émergea pas comme un leader dans la lutte pour la libération des esclaves.


En 1851,le président Stephen Douglass fit adopter la loi "Nebraska-Kansas". Cette disposition législative déclencha une guerre civile au Kansas entre les colons pro-esclavagistes et les partisans d'une terre libre exemptée de l'institution de l'esclavage.

En juin 1855, John Brown décida de partir au Kansas avec ses fils combattre les colons esclavagistes.

Le 24-25 mai 1856, suite au pillage de la ville de Lawrence dans le Kansas par des esclavagistes venus de l'Etat du Missouri et à l'agression du sénateur abolitionniste, Charles Summer, John Brown accompagné de quatre de ses fils et de trois autres hommes, décidèrent de se venger. Ils enlevèrent cinq colons esclavagistes près de Pottawatomie Creek puis les tuèrent à coup de sabre.

Août 1856 John Brown lança avec ses hommes un raid sur la ville d'Ossawatomie.

Dès janvier 1857, John Brown avait un projet: provoquer un soulèvement d'esclaves dans les Etats du sud. Afin de réaliser son rêve, il avait besoin d'argent pour équiper sa petite armée. Pour lever des fonds, il obtint d'abord des lettres de recommandation de la part de Charles Robinson, gouverneur du Kansas pour les partisans de la "terre libre". Dès lors, sa vie se partagea entre le Kansas et Boston. Dans la capitale de l'Etat du Massachusetts, John Brown fit la connaissance de nombreux abolitionnistes fortunés; tels que les membres d'un groupe clandestin appelé "les Six Secrets" qui servaient la cause anti-esclavagiste au Kansas. Comme son nom l'indique, ce cercle était composé de six membres issus de la bourgeoisie bostonienne: Thomas Wentworth Higginson, pasteur transcendantaliste et écrivain, Théodore Parker, fondateur de l'Eglise unitarienne de Boston, Samuel Gridley Howe, médecin de réputation internationale pour ses travaux auprès des aveugles et des sourds, Georges L. Stearns un riche commerçant et Franklin B. Sanborn, jeune enseignant. Il rencontra aussi Amos Lawrence, l'homme qui donna son nom à la fameuse ville de Lawrence au Kansas et le sénateur Charles Summer. Tous acceptèrent de l'épauler dans son projet.



Pendant l'hiver 1858, installé dans la ville ontarienne de Chatham au Canada, lieu de ralliement pour les esclaves en fuite, John Brown envoya une lettre type à quelques personnes minutieusement choisies: "monsieur, nous vous demandons instamment de venir rencontrer de nombreux amis de la liberté...et d'amener avec vous tous ceux que vous savez totalement dédiés à notre cause.Ici, beaucoup d'entre nous sommes déjà réunis. Nous avons donc cru bon de tenir cette assemeblée dans la plus haute discrétion." en fait, John Brown commença à élaborer son plan destiné à s'emparer d'un arsenal fédéral afin de provoquer une insurrection d'esclaves en Virginie; l'endroit choisi fut Harper's Ferry, une ville se situant à quelques kilomètres de la Pennsylvanie.


En mai 1858, John Brown retourna au Kansas sous le pseudonyme de Shubel Morgan. Chevauchant à travers le Missouri, il attaqua deux fermiers propriétaires d'esclaves. Il leur confisqua leurs biens et libéra onze esclaves dont deux allaient se joindre plus tard à la bande. En 28 jours, il couvrira plus de 600 kilomètres afin de rejoindre le Canada et de redonner la liberté aux esclaves.

Le 3 juillet 1859, Au Nord de Harper's-Ferry, sur la rive du Potomac situé dans l'Etat du Maryland, John Brown loua une ferme sous le nom de Isaac Smith. Le 16 août 1859, John brown et Frédérick Douglass eurent un entretien clandestin dans une vieille carrière de Chamberburg. Pour convaincre l'abolitionniste noir, il lui dit: "Venez avec moi, Douglass. J'ai besoin de vous pour une mission spéciale. Quand je frapperai, les abeilles formeront leur essaim et il faudra que vous m'aidiez à les diriger vers la ruche". Frédérick Douglass refusa. Au cours de cette rencontre, il fit la connaissance d'un jeune noir de 23 ans, Shield Green. John Brown n'eut aucune difficulté à le persuader de se joindre à lui.

L'ATTAQUE DE L'ARSENAL FEDERAL DE HARPER'S FERRY



Le 16 octobre 1859, avant de quitter la ferme, il dit à ses hommes: "messieurs, prenez vos armes, nous recourrons à la violence à Harper's Ferry". Après la tombée de la nuit et laissant à la ferme trois de ses hommes par précaution pour garder sa base, John Brown et sa petite armée composée de treize hommes blancs dont trois de ses fils, et de cinq hommes noirs attaquèrent l'arsenal fédéral de Harper's Ferry se trouvant sur Potomac Street. La sentinelle prise par surprise par le commando se fit rapidement désarmer. Brown lui dit: " je suis du Kansas et je viens ici car c'est un Etat esclavagiste; je veux libérer tous les noirs de cet Etat; je prends dès maintenant possession de cet arsenal et si les citoyens de cette ville tentent de s'opposer à moi, je mettrai le feu aux maisons et je ferai couler le sang".

John Brown envoya des hommes pour avertir les esclaves de sa présence et de ses intentions. Ils ramèrent aussi soixante otages dont l'arrière-petit-neveu de Georges Washington, le lieutenant-colonel Lewis Washington, lui-même propriétaire d'esclaves. Toute la nuit, John Brown attendit les esclaves. Aucun d'entre eux ne vint le rejoindre. Il réalisa que son plan était un échec. Vers minuit, il fit arrêter un train sur un pont. L'un des hommes de John Brown tua un bagagiste noir. L'abolitionniste du Kansas paralysé par l'indécision, ne sachant que faire, retourna dans l'arsenal. La contre attaque des habitants de Harper's Ferry et de la milice locale s'organisa.





Le 17 octobre 1859, Envoyée de Washington, une compagnie de fusiliers marins arriva sur place. A sa tête, le colonel Robert E Lee (futur général de l'armée sudiste) secondé par le lieutenant J.E.B Stuart (futur général de cavalerie confédéré). Les échanges de coup de feu durèrent toute l'après-midi. Ayant déjà perdu des compagnons, John brown se réfugia avec les survivants de sa petite armée et les prisonniers dans la caserne des pompiers de Harper's Ferry. Ce bâtiment avec ses murs épais lui offrait une meilleure protection. A la fin de la journée, John Brown subit une déconvenue: huit hommes du commando avaient été tués dont deux fils de John Brown tandis que sept autres membres du raid prirent la fuite (plus tard deux d'entre eux furent capturés).John Brown, quant à lui, fut blessé par l'épée de parade d'un officier. Du côté des miliciens, on ne déplora qu'un mort, tué dans l'assaut final de la caserne des pompiers.


Un des fils de Brown tué pendant la Raid.

Des cinq noirs qui avaient suivi John Brown, deux hommes furent tués au moment des combats: Dangerfield Newby et Lewis Sheridan Leary originaire de Caroline du Nord. Deux autres, Shields Green et John Anthony Copeland Jr, furent arrêtés puis pendus le 16 décembre 1859. Seul un noir, Osborn Perry Anderson pu s'échapper et rejoindre le Canada. Il ne reviendra qu'en 1864 pour s'engager dans l'armée nordiste. Il mourut en 1872.



Le 27 octobre 1859 afin d'éviter toute tentative de lynchage, l'Etat de Virginie organisa rapidement le procès de John Brown. Les chefs d'accusation portèrent sur trois points: la haute trahison, l'incitation à l'insurrection et le meurtre. Au cours de son procès, John Brown gagna l'admiration de certaines personnalités par sa dignité, son éloquence et son implacable engagement anti-esclavagiste. Il devint un véritable symbole de la lutte contre l'esclave et rapidement un martyr.

Le 2 novembre 1859, le jury condamna John Brown à être pendu, après cinquante cinq minutes de délibération.

Le 2 décembre 1859 John Brown fut pendu. Victor Hugo écrivit une lettre au gouvernement des Etats-Unis en soutien au condamné.

Ne voulant pas soutenir et cautionner l'action de John Brown, Abraham Lincoln déclara en décembre 1859 :"John Brown a été exécuté pour trahison; nous ne pouvons nous élever contre cette décision bien qu'il ait partagé notre conviction sur l'esclavage. Cela ne peut excuser la violence, l'effusion de sang, et la trahison. Et le fait qu'il pensait avoir raison, ne l'excuse pas davantage".



vendredi 22 juin 2012

The Irish passion for freedom...



You cannot conquer Ireland. You cannot extinguish the Irish passion for freedom. If our deed has not been sufficient to win freedom, then our children will win it by a better deed.

- Pádraig Pearse, 2 May 1916.

jeudi 21 juin 2012

Fenianism was a nationalist republican movement and not a Catholic one



The broader truth, however, was that Fenianism went beyond the question of religious sectarianism:of the 58 Fenians captured on the Niagara Frontier in 1866 and confined to the Toronto gaol, a full third were Protestants (19 Protestants with one prisoner claiming no religious affiliation.) Fenianism was a nationalist republican movement and not a Catholic one.


mardi 19 juin 2012

A PIRATE'S LIFE FOR ME!



Blood Red Roses et les loups de mers du XIXème siècle.

Marins de New Bedford.

Quelques chansons de marins, à l'origine anglaises sans nul doute mais répandues dans les ports et sur les navire de la nouvelle Angleterre et de toute la côte est américaine au XIXème siècle. On retrouve la première "Blood red roses" dans le film Moby Dick, lors de l'appareillage. Ainsi que "A-roving" dans la scène de la taverne.






Our boots and clothes are all in pawn
Go down, ye blood red roses, Go down.
And its flamin' drafty 'round Cape Horn,
Go down, ye blood red roses, Go down.
chorus: Oh, ye pinks and posies,
Go down, ye blood red roses, Go down.

My dear old mother said to me,
My dearest son, come home from sea.
It's 'round Cape Horn we all must go
'Round Cape Horn in the frost and snow.
You've got your advance, and to sea you'll go
To chase them whales through the frost and snow.
It's 'round Cape Horn you've got to go,
For that is where them whalefish blow.
It's growl you may, but go you must,
If you growl too much your head they'll bust.
Just one more pull and that will do
For we're the boys to kick her through. 



In Amsterdam there lived a maid
Mark well what I say
In Amsterdam there lived a maid
And she was mistress of her trade
I'll go no more a-roving with you fair maid.
Chorus
A-roving, a-roving
Since roving's been my ru-i-in
I'll go no more a-roving with you fair maid.

I took that fair maid for a walk
Mark well what I say
I took that fair maid for a walk
And we had such a loving talk
I'll go no more a-roving with you fair maid.

I put my arm around her waist
Mark well what I say
I put my arm around her waist
So slim and trim and tightly laced
I'll go no more a-roving with you fair maid.

I took that maid upon my knee
Mark well what I say
I took that maid upon my knee
Said she, "Give over! Let me be!"
I'll go no more a-roving with you fair maid.


 

We sailed out of Dunmore Michelmas gone by
Cowhides and wool and live cargo
Twenty young Wild Geese ready fledged to fly
Sailing for the lowlands low

The lowlands low, the lowlands low
Sailing for the lowlands low

Sean Rouse the skipper from the church of Crook
Piery keeps log for his father
Crew all from Bannow, Fethard and the Hook
Sailing for the lowlands low

The lowlands low, the lowlands low
Sailing for the lowlands low

Ready with priming we'd our galliot gun
Muskets and pikes in good order
We should be riddled captives would be none
Death or else the lowlands low

The lowlands low, the lowlands low
Death or else the lowlands low

A pirate approached us many leagues from shore
We fought and we sunk him in good order
He'll go a-roving plundering no more
Sailing for the lowlands low

The lowlands low, the lowlands low
Sailing for the lowlands low

We smuggled out the Wild Geese weapons safe ashore
Then we unloaded our cargo
A fair wind is blowing we're headed for Dunmore
Sailing from the lowlands low

The lowlands low, the lowlands low
Sailing from the lowlands low
The lowlands low, the lowlands low
Sailing from the lowlands low




The hog-eye man is the man for me,
He came a sailin' from o'er the sea

And a hog-eye!
Railroad nigger with his Hog-Eye,
Row the boat ashore with her Hog-Eye, Oh,
What she wants is a Hog-Eye man!

Oh Sally's in the garden pickin' peas,
Her golden hair hangin' down to her knees.

And hand me down my walkin' cane,
I'm going to see Miss Sally Jane.

Oh, the Hog-Eye man gave a fond look of love,
And it charmed Sally's heart which is pure as a dove.

Oh, and who's been here since I been gone,
Some big buck nigger with his sea-boots on.

If I catch him here with me Sally any more,
I'll sling me hook and go to sea some more.

Oh, Sally in the parlor a-sittin' on his knee,
A-kissin' of the sailor who'd come o'er the sea.

Sally in the garden siftin' sand,
And the hog-eye man sittin' hand in hand.

Sally in the garden pickin' peas,
With a little hog-eye all sittin' on her knees.

Sally in the kitchen, punchin' duff,
And the cheeks of her arse goin' chuff, chuff, chuff

Oh, the hog-eye man is the man for me,
For he is blind and he cannot see.

Oh, in San Francisco, there she'll wait,
For the hog-eye man to come through her gate.

Oh, a hog-eye ship and a hog-eye crew,
A hog-eye mate and a skipper too.








samedi 16 juin 2012

Reconstitution gardes mobiles et gardes nationaux 1870 1871 en 2011...

Je ne suis pas forcément adepte des commémorations costumées. Pour ne pas dire que je suis contre. Cela dit, le groupe de la compagnie de la Courbière (http://guerrede30ans.unblog.fr/2009/07/06/50/ plutôt spécialisé dans la guerre de 30 ans) a fait assez fort l'année dernière pour les 140 ans de la Commune de Paris avec ses quelques gardes mobiles et un superbe garde national mobilisé parisien (numéro à 3 chiffres sur le képi avec sa vareuse noir et qui se délecte de la lecture de ce bon bougre de "Père Duchêne" svp!). On peut y apercevoir quelques unes des armes utilisées par ces deux forces, à savoir le fusil 1822 T bis, le fameux tabatière et le non moins célèbre chassepot (uniquement distribuée aux compagnies de marche ou de guerre dans la garde nationale parisienne, mais plus largement étendue aux autres compagnies pendant la Commune ). 
Y avait t-il un remigton?
L'ensemble est très réaliste car on y croise aussi bien des "moblots" en vareuses, un en blouse militarisée et même en capotes. 
La qualité est là! 
Enfin si les "moblots" en reconstitution ne sont pas si rares, ce n'est pas le cas pour les gardes nationaux parisiens... Mention spéciale pour celui-ci qui à si fier allure avec chass'pot en main qu'il ne délaisse que pour la lecture du marchand de fourneaux de 1871! Foutre!