mardi 12 août 2014

L'armée française à la conquête de l'Algérie - IV

En guise d'entracte, voilà le récit du siège et de la prise de Zaatcha par l'armée française en 1849. Récit tiré des "Carnets de la Sabretache". On retrouvera ici de nombreux points communs avec les combats menés en Inde quelques années plus tard par les britanniques lors de la révolte des Cipayes. Petit siège en règle dans un pays lointain, rigueur du climat, problème d'hygiène et de salubrité qui font que la maladie fait plus de ravages que le feu ennemi, quasi léthargie du commandement entraînant une démoralisation de la troupe qui ne retrouve sa force que dans l'assaut direct...

À cette époque, l'émir Abd El-Kader s'est rendu aux forces françaises en 1847 et le bey de Constantine, Ahmed Bey, réfugié dans le massif de l'Aurès depuis 1837. Cependant, cela n'a pas totalement mis fin aux révoltes.
En mai 1849, le cheikh Bouziane, prétextant la hausse de la taxe sur les palmier-dattiers, harangue les populations. Il affirme avoir reçu un message divin lui commandant de chasser les nouveaux occupants.
Après une tentative d'enlèvement de Bouziane par un lieutenant des affaires arabe], le prédicateur proclame la guerre sainte.
Le 2e régiment étranger d’infanterie, en tournée de police entre Batna et Sétif est envoyé vers Zaatcha...


La prise de Zaatcha - 1849

La relation qui suit est tirée des souvenirs inédits du général de division Le Poittevin de la Croix, comte de Vaubois, grand- croix de la Légion d'honneur, écrits alors qu'il était colonel du 3e tirailleurs, d'après des notes prises au jour le jour. Elle nous a été communiquée par son fils aîné, le capitaine de la Croix-Vaubois, du 13° chasseur.
Le Poittevin de La Croix de Vaubois (Louis- Joseph), naquit à Anvers (Belgique), en mars 1813, d'Anne-Louis-Joseph et de Marie- Thérèse de Visser. Il entra à Saint-Cyr le 18 novembre 1839, à l’École d'état-major, en 1834 ; faute de place dans ce corps, il repassa dans l’infanterie et fit presque toute sa carrière en Algérie où il resta trente ans, successivement lieutenant au 63° d'infanterie, en Algérie ; capitaine au régiment des zouaves; chef de bataillon au 2° bataillon d’infanterie légère d'Afrique ; lieutenant-colonel au 2° tirailleurs ; colonel au 3° tirailleurs; général de brigade, commandant la subdivision de Bône. Il passa, le 3 décembre i866, au commandement de la 2° brigade des grenadiers de la Garde impériale, avec laquelle il fit la campagne de 1870. — Général de division le 27 octobre 1870, il réprima, en 1871, la grande insurrection de la province de Constantine qui lui offrit une épée d'honneur. Il fut retraité le 2a août 1880, après avoir été nommé grand-croix de la Légion d'honneur le 3 février de cette même année.
Il reçut un coup de feu à la tête le 26 novembre 1849 à Tassant de Zaatcha, où il se distingua particulièrement à la tête du bataillon de zouaves dont il avait le commandement. Il fut cité à l'ordre général de l'armée d'Algérie, en date du 4 août 1860, pour avoir assuré le succès de deux engagements dans les ravins des Beni-Mimoun, par l'énergie de ses attaques et ses habiles dispositions pendant l'expédition de la Kabylie orientale où il commandait la 3° brigade d'infanterie.

Le général de la Croix de Vaubois mourut à Paris, le 5 février 1889.


Les faiseurs d'affaires de Biskra s'en étaient attiré une grosse sur les bras en voulant à toute force faire de la fantasia et des bulletins. L'impéritie et le manque d'énergie immédiate des chefs firent le reste. Ils laissèrent se former à Zaatcha un noyau de rébellion que leur faiblesse ne sut résoudre. Des troupes leur arrivèrent de toutes parts sans qu'ils sussent en tirer parti. Bientôt, celles de la division de Constantine ne suffirent plus et on commença par diriger sur cette province le bataillon de zouaves dont je faisais partie. Nous quittâmes Aumale, le 9 octobre, pour Bord-bou-Areridj. De ce point, nous primes la route de Bou-Saada. A la première étape, nous nous joignîmes, pour en faire partie, à la colonne venue de Sétif sous les ordres du colonel de Barrai.  Nous continuâmes ensemble notre route.


Jusqu'alors, Bou-Saada n'avait jamais été occupée par les Français. Le colonel de Barrai réorganisa de nouveau la ville et Toasis et y laissa une garnison d'environ 150 hommes, les plus fatigués ou malingres de la colonne. Prenant ensuite la route du sud, nous passâmes le long des Zibans et arrivâmes devant Zaatcha le 23 octobre.


Nous trouvâmes des troupes démoralisées par des insuccès continus, par un service très fatigant, ainsi que par le manque de décision des chefs. Notre arrivée remonta le moral de tous. Dans les quinze jours qui suivirent, arrivèrent d'autres troupes venues d'Alger et de la province d'Oran.
Les troupes augmentaient en nombre, mais le service resta le même : un jour de garde de tranchée sur deux ; le second jour : garde ordinaire, service d'escorte pour le fourrage, le bois ou l'évacuation des malades ou blessés.
Enfin, sur six jours, c'est à peine si on avait un jour de loisir pour se nettoyer dans les intervalles que laissaient libres les distributions de vivres et les soins de propreté du camp. Aussi la santé des troupes s'en ressentait vivement.


Le général n'était pas à hauteur de son commandement. Esprit irrésolu et colère, il ne savait jamais prendre un parti. Ecrasé par sa responsabilité, il trouvait commode de se laisser aller aux idées des chefs du génie et de l'artillerie qui, comme toujours, ne s'entendaient pas entre eux.
Deux fois, on lui déclara que le fossé qui nous séparait de Zaatcha pouvait être franchi. Deux fois, il fit attaquer ; mais, chaque fois, un honteux échec vint témoigner de son impéritie.
Il y eut à cela deux causes : 1 La faiblesse numérique des troupes employées aux attaques. — 2 L'impossibilité de traverser les fossés profonds et non comblés sous le feu de l'ennemi. — Avec plus de monde, l'ennemi aurait été tenu en respect par de bons tirailleurs et l'opération eût réussi.
A une de ces attaques, les soldats de la légion purent s'établir de l'autre côté. On n'osa les appuyer et ils furent obligés de retraverser Je fossé : la moitié des hommes fut tuée dans cette opération.
Vers le 8 novembre, le colonel Canrobert arriva devant Zaatcha, venant d'Aumale, avec un autre bataillon de zouaves et deux escadrons de chasseurs, mais il amena avec lui le choléra qui ajouta ses ravages aux pertes que nous éprouvions par les maladies et le feu de l'ennemi.


Le colonel Canrobert fut indigné de la mollesse des opérations et laissa voir sa manière de penser au général. A partir de ce moment, il y eut plus de vigueur dans les opérations et les zouaves furent employés d'une manière constante. Mon bataillon se réduisait tous les jours sous ces fatigues et ces dangers constants. Combats à la tranchée, combats dans les jardins, combats autour de Toasis se renouvelaient chaque jour.


Le 12, de nouveaux renforts, sous le commandement du colonel de Lourmel, nous arrivent : Les combats de tranchée continuent.
Le 15 novembre, une colonne, dont mon bataillon fait partie, quitte le camp à onze heures du soir. Nous marchons toute la nuit et, à la pointe du jour, nous arrivons sur les nomades qui s'étaient réunis dans l'oasis d'Ourlal, à cinq lieues de Zaatcha. Nous les surprenons quoique couverts par Oued-Djedi, que nous traversons les hommes ayant de l'eau jusqu'aux épaules. Nous nous précipitons, infanterie et cavalerie, sur les cavaliers arabes qui se réunissent promptement, mais rien ne peut résister à nos sabres et à nos baïonnettes. En un instant, nous sommes maîtres j d'une ville de tentes, de 15.000 chameaux et de milliers de moutons. 150 cadavres ennemis restent sur le terrain. Ce succès nous fît du bien. 
Quelques jours après, mon bataillon alla accompagner une évacuation de malades sur Biskra, qui nous parut un lieu de délices quoique dépourvu de tout. Cependant, le choléra, le feu de l'ennemi et les différentes maladies continuaient leurs ravages. En outre, depuis quelque temps, régnait un vent presque continu et très violent du sud-ouest, nous amenant des sables qui nous envahissaient et pénétraient dans tout ce que nous mangions. Le même vent déchaussait les cadavres, les issues des bêtes, etc., de sorte que régnait une odeur affreuse ne laissant aucun repos. Des cadavres ennemis avaient aussi été abandonnés aux abords de Zaatcha et il était impossible de les enterrer.


Toutes ces circonstances agissaient sur le moral du soldat et faisaient augmenter tous les jours le nombre des malades et des morts. — Heureusement que le colonel Canrobert osa exposer la situation au général commandant. — Une plus grande activité fut imprimée aux travaux du siège.
Enfin, le 25 novembre, les têtes de tranchées arrivèrent au fossé et celui-ci fut en partie comblé.
Le 26, à la pointe du jour, trois colonnes se formèrent dans les tranchées et dans les places d'armes : elles étaient commandées par les colonels Canrobert, de Barrai et de Lourmel.


Les deux bataillons de zouaves et le bataillon du 5e chasseurs firent partie de la colonne de droite : colonel Canrobert. Mon fourreau de sabre me gênant, je le jetai dans la tranchée. Au signal d'une décharge générale de toutes les pièces, tous s'élancèrent.
Mon bataillon était en tête et je commandais la 2e compagnie. Nous avions l'ordre de prendre par les terrasses avec les chasseurs, tandis que l'autre bataillon de zouaves prendrait par les rues. On arrive assez facilement sur les maisons; mais, là, nous étions fort maltraités. Le chef de bataillon (de Lorencez) tomba blessé et je pris le commandement. Il fallait prendre chaque maison et y faire descendre successivement du monde. 
Je me portai dans la direction d'une grande maison de laquelle par- tait un feu bien nourri, lequel cessa tout à coup. Le motif était l'arrivée de la tête de colonne de Barrai qui débouchait. Le colonel de Barrai arrivait sans se précautionner, n'entendant aucun coup de fusil. Je l'avertis promptement du danger qu'il courait. Il eut le temps de se masquer avec ceux qui l'accompagnaient, mais les Arabes, dépistés, s'en prirent à moi de ce que leur ruse était éventée et il m'arriva un feu de peloton. Je fus renversé, atteint à la tête, mais sans perdre connaissance. J'avais sans doute la tête dure et mon mouchoir suffit pour la panser provisoirement. Je descendis alors avec ce qui me restait de monde disponible et me dirigeai par la rue vers la maison en question. Précisément, je rencontrai là deux sapeurs du génie. Je les envoyai chercher un sac à poudre, et, en attendant, j'embusquai mon monde.


 Au bout d'un quart d'heure, durant lequel j'avais tiré tant bien que mal sur les meurtrières, mes sapeurs revinrent. Je réussis à placer mon sac contre une porte. En ce moment, arrivait dans une maison voisine et dominant celle que j'attaquais, l'autre bataillon du régiment (commandant de Lavarande). Je l'instruisis en criant de la position et lui dis de se porter à quelque distance en arrière, attendu que j'allais faire sauter la maison; il le fit. 
Je parvins à disposer deux sacs de poudre et à y adapter une mèche à laquelle le feu fut mis. Au bout de deux minutes, une effroyable détonation se fit entendre, abîmant une partie de la maison dans laquelle je me précipitai avec mes hommes. Ce qui s'y trouvait fut passé à la baïonnette. Il y eut un mètre de cadavres. — Quelques Arabes parvinrent à gagner la terrasse ; mais, là, le commandant de Lavarande les attendait. Parmi eux, on reconnut Bou-Zian, le chef des révoltés, le cherif Si-Moussa-ben-Ahmed et quelques meneurs influents qui furent décapités. 
Le commandant de Lavarande s'attribua uniquement la prise de la maison ainsi que celle de Bou-Zian et, dans son rapport, ne fit aucune mention de mon fait d'armes, pas plus que mon chef de bataillon qui, blessé au commencement de l'assaut, s'en rapporta entièrement à son camarade. Le lendemain de la prise, on fit sauter ce qui restait encore debout dans Zaatcha et, quelques jours après (le 28 novembre), nous quittâmes le foyer d'infection qui était devenu un vrai charnier. Deux mois après, j'étais nommé chef de bataillon.

lundi 11 août 2014

L'armée française à la conquête de l'Algérie - III


Il faut une grande invasion en Afrique, qui ressemble à ce que faisait les Francs, à ce que faisait les Huns.


Maréchal Bugeaud, 14 mai 1840


Le soldat français en Algérie pendant la conquête.
IIIème partie

De 1833 jusqu'au début des années 40, les fantassins français en Algérie gardent à peu près la même silhouette. Pantalon garance, capote pardessus laquelle on glisse la bandoulière de buffle (voir une deuxième pour les voltigeurs par exemple) et casquette du modèle 1833, bandeau bleu, turban garance, passepoils bleu le long des coutures verticales, calotte en drap garance, froncé à plis, avec un bouton recouvert de drap bleu au centre. Le modèle porté par les officiers n’est pas différente.

Pour l'infanterie légère la différence se joue avec la couleur jonquille à la place du rouge garance sur le col, les parements de manche, les passepoils du devant de la tunique.

En septembre 1832, le pantalon de toile blanche pour la période d'été, qui était toléré depuis janvier est interdit. Supposé favorisé les maux de ventre, il sera supprimé en 1834.

Depuis juin 1831, la moustache est agrée pour toute l'armée.


Enfin la tenue portée en campagne dans les années 1840-45 évolue. Sous l'impulsion du général Bugeaud, la cartouchière ventrale est adoptée au sein des troupes en Algérie. Elle devient très vite populaire et pour cause, il s’agit d’un héritage rapporté par les légionnaires d'Espagne qui avaient vu les Carlistes avec ce type de cartouchières. Fabriquées en cuir de chèvre fauve, chaque régiment les personnalise en rajoutant du drap avec le chiffre du régiment sur la patellette ou une grenade pour les grenadiers, un cor pour les voltigeurs. 


La capote (en drap gris de fer un peu bleuté) reste l’élément principal de la tenue de campagne, le pantalon est parfois rentré dans les guêtres blanches et la casquette parfois recouverte d'un couvre casquette en toile cirée noire.


En 1845, l’habit est remplacé par la tunique, les buffleteries croisant sur la poitrine par le ceinturon à cartouchières. En fait, c'est toute une époque qui disparaît avec ses modes surannées, ses formes archaïques et ses manières gourmées pour faire place à une nouvelle génération d'une apparence plus moderne, plus dégagée et plus souple.


Cette réforme de l'habillement est d'ailleurs en grande partie inspirée par l'uniforme des chasseurs de 1840 et de l'armée d'Afrique qui depuis des années s'était déjà débarrassé du shako volumineux et ne demandait qu' en faire autant de la giberne, des buffleteries encombrantes.
On peut voir l'évolution que prend l'aspect du fantassin français à travers ces légionnaires... tout en sachant que la tunique apparu en 1845 n'est pas ou peu porté en campagne... toujours la capote!

On se rappelle qu’en Afrique du nord, depuis 1832-1833, la casquette d’Afrique (et/ou les divers modèles d’essais) avaient remplacés le shako en campagne. Un autre modèle de cette même casquette verra le jour en 1841, toujours dans le genre képi très haut et rigide.


En 1843, pour toutes les troupes de métropole comme d’Afrique, on adopte à la place du bonnet de police, une casquette que l’on nomme… bonnet de police à visière (pas bête). Il est haut de 14 cm, conique, sans doublure, entièrement en drap de l’habit avec des passepoils en cordonnet garance ou jonquille, numéro du régiment en drap de même couleur sur le devant du bandeau. C’st en fait un képi avant l’heure, mais assez haut.

En Afrique, tous ces modèles, casquette d’Afrique 1833, 1841 et bonnet de police à visière 1843 seront portées. C’était selon les chefs de corps et bien évidemment selon les stocks, comme souvent en Algérie.


Entre 1842 et 1845, le système à percussion se généralise : les fusils à pierre modèle 1822 sont transformés. Ce système diminue les ratés et la vitesse de tir s’accroît. La généralisation de la rayure augmente la précision et la portée.




Les troupes françaises en Algérie:


1833
Armée d'Occupation
10e Régiment d'Infanterie Légère
55e Régiment de Ligne
67e Régiment de Ligne
Bn de Zouaves
2e Bn Vétérans
7 Bns de la Légion Etrangère
3 Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique
1er, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 5e Compagnies de Pionniers
20e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)


1834
Armée d'Occupation
10e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment de Ligne
59e Régiment de Ligne
67e Régiment de Ligne
3e/66e Régiment de Ligne
Bn de Zouaves
Bn Vétérans
6 Bns de la Légion Etrangère
3 Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique
1er, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 5e Compagnies de Pionniers
55e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
13e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
59e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
Le 4e bataillon de la Légion est dissous
7e (Polonais)/Légion Etrangère devient 4e Bataillon 14 Février 1834


1835
Armée d'Occupation
10e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment de Ligne
59e Régiment de Ligne
63e Régiment de Ligne
3e/66e Régiment de Ligne
1er, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 5e Compagnies de Pionniers
Légion Etrangère part pour l’Espagne
67e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
63e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)


1836
Armée d'Occupation
2e Régiment d'Infanterie Légère
17e Régiment d'Infanterie Légère
11er Régiment de Ligne
23e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
47e Régiment de Ligne
59e Régiment de Ligne
62e Régiment de Ligne
63e Régiment de Ligne
3e/66e Régiment de Ligne
2 Bns de Zouaves
3 Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique
7e, 8e, 9e Compagnies Fusiliers Vétérans
1er, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
2e, 3e Compagnies de Pionniers
10e Régiment d'Infanterie Légère (quitte l’Algérie pour la France)
13e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
2e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie)
17e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie)
11er Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
23e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
24e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
47e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
62e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)


1837
Armée d'Occupation
2e Régiment d'Infanterie Légère
17e Régiment d'Infanterie Légère
1er Régiment de Ligne
11e Régiment de Ligne
23e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
47e Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
62e Régiment de Ligne
63e Régiment de Ligne
3e/66e Régiment de Ligne
Régiment de Zouaves (2 Bns)
Bn de Zouaves Tlemcen
Bn Tirailleurs d'Afrique
Bn Légion Etrangere
3 Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique
7e, 8e, 9e Compagnies Fusiliers Vétérans
1er, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 3e Compagnies de Pionniers
59e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
1er Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
48e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)


1838
Division d'Alger
 2e Régiment d'Infanterie Légère
 11er Régiment de Ligne
 24e Régiment de Ligne
 47e Régiment de Ligne
 48e Régiment de Ligne
 63e Régiment de Ligne
 2e Bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique
 2e Régiment Etranger
 Régiment de Zouaves
 7e Compagnie Fusiliers Vétérans
 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
 3e Compagnie de Pionniers
Division de Constantine:
 17e Régiment d'Infanterie Légère
 12e Régiment de Ligne
 23e Régiment de Ligne
 26e Régiment de Ligne
 61e Régiment de Ligne
 3e Bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique
Division d'Oran:
 1er Régiment de Ligne
 62e Régiment de Ligne
 1er Bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique
 1er Compagnie des Fusiliers de Discipline
 1er Compagnie de Pionniers
3e/66e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
12e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
26e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
62e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
8e & 9e Compagnies de Fusiliers de Vétéran (quitte l’Algérie pour la France)



1839
2e Régiment d'Infanterie Légère
17e Régiment d'Infanterie Légère
1er Régiment de Ligne
23e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
47e Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
61e Régiment de Ligne
62e Régiment de Ligne
63e Régiment de Ligne
11e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France en juin)
12e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France en juin)
47e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en septembre)
63e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en septembre)
Bn Tirailleurs
3e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie en octobre)
15e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie en octobre)
22e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)
41er Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)
58e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)


1840
Armée d'Afrique
2e Régiment d'Infanterie Légère
3e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
17e Régiment d'Infanterie Légère
1er Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
23e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31er Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
62e Régiment de Ligne
Bn Tirailleurs
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
2e, 5e, 6e, 7e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 3e Compagnies de Pionniers
13e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie)
31er Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
53e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
47e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
63e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France)
6e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie en octobre)
56e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)
2e, 4e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline (arrive en Algérie en octobre)
2e Compagnie de Pionniers (arrive en Algérie en octobre)


1841
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
17e Régiment d'Infanterie Légère
1er Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
23e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31er Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
62e Régiment de Ligne
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
2e Régiment Etranger6
Régiment de Zouaves
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnies de Pionniers
6e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie)
56e Régiment de Ligne (arrive en Algérie)
3e Bataillon de Chasseurs à Pied (arrive en Algérie)
5e Bataillon de Chasseurs à Pied (arrive en Algérie)
6e Bataillon de Chasseurs à Pied (arrive en Algérie)
8e Bataillon de Chasseurs à Pied (arrive en Algérie)
10e Bataillon de Chasseurs à Pied (arrive en Algérie)
2e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie)
17e Régiment d'Infanterie Légère (quitte l’Algérie pour la France en septembre)
23e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France en septembre)
62e Régiment de Ligne (quitte l’Algérie pour la France en septembre)
19e Régiment d'Infanterie Légère (arrive en Algérie en octobre)
2e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)
33e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)
64e Régiment de Ligne (arrive en Algérie en octobre)


1842
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
19e Régiment d'Infanterie Légère
1er Régiment de Ligne
2e Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
24e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31er Régiment de Ligne
33e Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
64e Régiment de Ligne
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Tirailleurs Algériens (3)
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnie de Pionniers
24e Régiment de Ligne rentre en France en août, remplacé par le 32e Régiment de Ligne et le
9e Bataillon de Chasseurs à Pied
1er Régiment de Ligne quitte l’Algérie en septembre


1843
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
19e Régiment d'Infanterie Légère
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
9e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
2e Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31e Régiment de Ligne
32e Régiment de Ligne
33e Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
64e Régiment de Ligne
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Tirailleurs Algériens (3)
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnie de Pionniers


1844
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
19e Régiment d'Infanterie Légère
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied8
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
9e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
2e Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31e Régiment de Ligne
32e Régiment de Ligne
33e Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
64e Régiment de Ligne
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Tirailleurs Algériens (3)
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnie de Pionniers


1845
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
19e Régiment d'Infanterie Légère
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
9e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
2e Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
26e Régiment de Ligne
31e Régiment de Ligne
32e Régiment de Ligne
33e Régiment de Ligne
36e Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
44e Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
64e Régiment de Ligne
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Tirailleurs Algériens (3)
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnie de Pionniers
26e Régiment de Ligne rentre en France, remplacé par le 36e Régiment de Ligne
48e Régiment de Ligne rentre en France, remplacé par le 44e Régiment de Ligne
8e Bataillon de Chasseurs à Pied détruit à Sidi Brahim est reformé


1846
Armée d'Afrique
3e Régiment d'Infanterie Légère
6e Régiment d'Infanterie Légère
12e Régiment d'Infanterie Légère
13e Régiment d'Infanterie Légère
15e Régiment d'Infanterie Légère
19e Régiment d'Infanterie Légère
3e Bataillon de Chasseurs à Pied
5e Bataillon de Chasseurs à Pied
6e Bataillon de Chasseurs à Pied
8e Bataillon de Chasseurs à Pied
9e Bataillon de Chasseurs à Pied
10e Bataillon de Chasseurs à Pied
2e Régiment de Ligne
5e Régiment de Ligne
16e Régiment de Ligne
22e Régiment de Ligne
31e Régiment de Ligne
32e Régiment de Ligne
33e Régiment de Ligne
36e Régiment de Ligne
38e Régiment de Ligne
41er Régiment de Ligne
43e Régiment de Ligne
44e Régiment de Ligne
51er Régiment de Ligne
53e Régiment de Ligne
56e Régiment de Ligne
58e Régiment de Ligne
61er Régiment de Ligne
64e Régiment de Ligne
Régiment de Zouaves
Régiment Etranger
Tirailleurs Algériens (3)
Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (3)
7e Compagnie Fusiliers Vétérans
1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e Compagnies des Fusiliers de Discipline
1er, 2e, 3e Compagnie de Pionniers
12e Régiment d'Infanterie Légère arrive en Algérie
5e Régiment de Ligne arrive en Algérie
16e Régiment de Ligne arrive en Algérie
38e Régiment de Ligne arrive en Algérie
43e Régiment de Ligne arrive en Algérie
51er Régiment de Ligne arrive en Algérie
9e Compagnie des Fusiliers de Discipline arrive en Algérie
15e Régiment d'Infanterie Légère rentre en France en décembre
22e Régiment de Ligne rentre en France en décembre
61er Régiment de Ligne rentre en France en décembre