lundi 6 août 2012

L'infanterie française au Mexique.








En complément de cet article de Délpérier, quelques planches de Michel Provost, toujours très "bd" mais irréprochables au niveau uniformologique. http://provostmichel.blogspot.fr/

Régiment étranger:  A gauche, caporal  fusilier. Au centre,  légionnaire au combat de Camerone. A droite, grenadier.

A gauche: Fantassin du 7ème bataillon de chasseurs à pied. Au centre : Clairon de voltigeur. A droite : Fusilier du 81e de ligne.

A gauche:  Zouave vêtu du collet à capuchon. Au centre : Zouave du 1er régiment. A droite :Tirailleur algérien du 3ème régiment.

Dieu créa l'homme Colt les rendit égaux...



Dieu a fait des hommes grands et d'autres petits, je les ai rendus égaux.

Samuel Colt














Et la femme...










Le bandit à l'état pur


Le spermatozoïde est le bandit à l'état pur.

Cioran

vendredi 3 août 2012

La ruée vers l’or : les keskydees


La ruée vers l’or : les keskydees 


La pratique du français dépasse le petit groupe des migrants francophones, Français de France, Canadiens français, Wallons, Suisses romans, qui sont encore peu nombreux. La situation change totalement avec la découverte de riches gisements d’or en 1848 et l’arrivée massive de populations dès 1849. La ruée vers l’or modifie les conditions d’utilisation de la langue. Des milliers, des dizaines de milliers de francophones, sans doute 25 à 30 000, se joignent à ce mouvement mondial. Parmi ceux qui viennent de France, beaucoup ont vécu à Paris. Ils viennent aussi du Canada, de Belgique, de Suisse, de Louisiane. Ils vont chercher fortune dans les mines, mais ils s’installent aussi dans les villes, comme San Francisco ou Los Angeles. Ils y créent des quartiers français, des associations françaises.  



La plupart de ceux qui arrivent de France ne connaissent pas l’anglais, et n’ont guère de motivation pour l’apprendre : ils espèrent bien être repartis au bout de quelques mois. Arrivés en groupe, désireux de conserver leurs habitudes, ils se satisfont de savoir que l’un d’entre eux parle anglais, ou souvent plutôt croit connaître l’anglais. Cela donne lieu à de nombreux malentendus et incidents cocasses, sinon plus graves. Dans la région des mines, les anglophones ont vite fait de repérer la phrase qui revient continuellement à destination de l’interprète, "Qu’est-ce qu’il dit ? ", et surnomment les Français les keskydees. Mais lorsque les veines de minerai aurifère les plus riches s’épuisent et que les sentiments xénophobes refont surface, l’obstination des Français à parler leur langue suscite méfiance et hostilité, parfois violence.  

Les Français installés à San Francisco sont suffisamment nombreux pour qu’un quartier français prospère. On y trouve des cafés et des restaurants, et des institutions dont l’objet est d’aider les Français qui ne parlent pas anglais à trouver les ressources dont ils ont besoin.   

Tiré d'un article d'Annick Foucrier (spécialiste des Français en Californie et auteur en 1991 d'une thèse sur La France, les Français et la Californie avant la ruée vers l’or, 1786-1848)


C'est marrant ce nom de "keskidees", surtout quand on sait qu'a Dunkerque on appelle les anglais des "wathyousaye"...